Partager l'article ! la brésilienne: Il faisait chaud dans la ville. Les habitants s’enfermaient dans leurs appartements, dans leurs bureaux. Malgré les ventilate ...
Il faisait chaud dans la ville. Les habitants s’enfermaient dans leurs appartements, dans leurs bureaux. Malgré les ventilateurs, les boissons rafraîchissantes. Malgré les douches à répétition, les gens avaient chaud, trop chaud. Dans une rue escarpée, des ouvriers réparaient les conduites d’eau qui avaient été abimées par l’usure du temps. Les hommes travaillaient durement sous la chaleur. Quand une jeune femme de type brésilien traversa la rue pour éviter le chantier. Elle était élancée, féline. La jeune femme avait de longs cheveux noirs relevés sur la tête par queue haute, ce qui rehaussait ses pommettes saillantes. Elle était habillée d’une robe à fines bretelles serrée à la taille par une ceinture large rouge. Elle traversa la rue pour la seconde fois quand elle entendit un sifflement admiratif. Ce sifflement l’arrêta net. Elle était choquée que l’on puisse la siffler comme un chien. Le second sifflement la fit se retourner. Elle regarda les hommes qui l’admiraient en souriant et se félicitaient du bon coup. La jeune femme les observa un long moment et en voyant que ces hommes continuaient leurs petits jeux, elle marcha lentement vers eux. Les gars s’arrêtèrent et en voyant la jeune femme s’avancer, ils descendirent de l’échafaud. La jeune femme s’arrêta à quelques mètres d’eux, de leurs sourires bêtas. « Alors ma belle, que fais-tu ici ? » Elle regarda l’homme qui l’avait apostrophé aussi vulgairement. Un autre se mit à rire « Ben alors…tu t’es perdue ? »
- Vous voulez réellement savoir pourquoi je suis revenue sur mes pas ? Demanda-t-elle froidement. « Mouais…pourquoi pas mais si tu veux autre chose, faut le dire » Des éclats de rire montèrent.
- Cela tombe bien que vous me dites cela ! Oui, j’aimerais que vous m’expliquiez pourquoi tant de vulgarité…pourquoi me tutoyez-vous ? Moi, je ne comprends pas pourquoi vous faites semblant d’être idiots, bêtes, méchants, sans savoir vivre. Pourquoi réagissez-vous comme des animaux en rut ? Elle regarda les mains de ces mêmes hommes. Vous êtes des hommes mariés…certainement heureux de l’être. Vous êtes peut-être des maris avenants à l’intérieur de vos murs. Pourquoi vous montrer aussi ignobles…aussi vulgaires ? Si vos femmes passaient par-là, que penseraient-elles ? Que diraient-elles de leurs maris ? Que diriez-vous si vos femmes vivaient ce que je viens de vivre ? Si vos femmes se feraient siffler comme nous sifflons un chien pour qu’il obéisse. Pourquoi me traitez-vous comme un vulgaire paquet de chaire ? Pourquoi n’ai-je pas eu droit à ce minimum de respect ? Pourquoi ?
- Tu te prends trop la tête ma belle…c’était un compliment…c’est tout.
- Ah ! Et vous ne savez pas aligner trois mots, c’est pour cela que vous siffler ? Et pourquoi me tutoyez-vous ? Le vouvoiement est la base de la politesse, il me semble…
- Tu…l’homme s’interrompit.
- Oui ? Insista la jeune femme. Ils furent interrompus par l’arrivée d’un jeune homme à la carrure imposante. Un homme élégant et d’une beauté étincelante.
- Tout va bien Athéna ? Demanda-t-il inquiet en regardant les ouvriers.
- Tout va bien, mon amour. Je suis juste en train de demander à ces hommes si la politesse était si difficile que ça en France. La réponse est…oui c’est trop dur, trop difficile pour des êtres travaillant durement. Le soleil doit taper durement car ils ne savent même plus le b.a.ba de la politesse. Le vouvoiement est une chose inconnue et le bonjour l’est encore plus ! Le plus dur pour moi est de penser que ces hommes ont des femmes. Tu te rends compte ? Ces gens ont des épouses et pire ! Ils ont peut-être des enfants ! Mon Dieu ! Les pauvres. Cela me fait de la peine.
Le jeune homme regarda son amie. Il l’a pris par la taille et l’entraina plus loin.
- Pourquoi prends-tu les choses autant à cœur Athéna ?
- Mais ! Nous parlons de vulgarité ici ! Est-ce des valeurs à transmettre à des enfants ?
- Mais ce sont leurs enfants ! Tu t’en fiche. Tu ne les connais pas.
- Justement ! Je ne les connais pas et ces enfants ont le droit à une éducation…
- Arrêtes ! Tu m’entends, arrêtes. Pourquoi t’empoisonner les neurones ?! Hm ?
- Oui je sais ! Je vais m’en rendre malade si je continue mais…
- Pas de mais ! Arrête !
- Je m’offusque toujours des mêmes choses. Je me fais siffler dans la rue et j’en fais une histoire. Je sais ! Ou je deviens militante féministe ou j’arrête mais…n’y a-t-il pas de juste milieu ?
- Pas avec toi ! Ce n’est pas possible….malheureusement.
- Du respect ? Est-ce trop demander ?
- Je ne sais pas….
Je suis toujours à la recherche de changements
des envies me prennent et tout change
Je suis faite ainsi, je ne changerai plus
Cela me plait de chercher le petit quelque chose
un petit détail qui va me plaire
une couleur que j'aime
et voici le changement qui s'opère....
Ne vous attachez pas à mes couleurs,
mes thèmes, mes photos, mes choix.
Il n'y a qu'une constance dans ce choix
La plume qui virevolte sur une feuille,
sur le clavier, sur les touches...
La plume de Cycé, ma plume prend ce qu'elle veut
quand elle veut, où qu'elle soit.
Elle est devenue ma meilleure amie
Chut...mes amis, chut...elle sait
que vous êtes là.
Vous la lisez, vous me lisez...
Quel bonheur !
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Ecouter n'est pas aussi évident qu'il y paraît.
Nous pouvons être si vite tenter de répondre,
de trouver des solutions, de conseiller, de
terminer les phrases de l'autre, de
l'interrompre, voire de le juger....
On peut entendre vaguement,
entendre les mots mais pas le sens.
Entendons-nous toujours le coeur
de celui qui nous parle ?
Isabelle Filliozat.
J'aime beaucoup le sujet de ce texte et la réaction d'Athéna ! si la majorité des femmes réagissaient comme elle, il y aurait certainement moins de sifflement idiot et plus de politesse ! mais je pense aussi que les femmes qui veulent se faire respecter doivent savoir s'habiller correctement, le sens de la vue étant très sensible chez les hommes ;bon week-end, Cycé . Bises
Blanche
Athéna a une réaction que nous devrions toutes avoir....mais je suis d'accord avec toi
Merci Blanche de ta présence
bises