Sa Majesté, le sapin, un roi qui trône depuis 50 ans.
Sous le poid de la dame blanche, les bras protecteurs ne fléchissent pas.
Sa Majesté se tend vers le ciel, toujours plus haut, toujours plus fort.
Sa Majesté, le sapin, un roi qui trône depuis 50 ans.
Sous le poid de la dame blanche, les bras protecteurs ne fléchissent pas.
Sa Majesté se tend vers le ciel, toujours plus haut, toujours plus fort.
Le médecin me prit par les épaules, attendit que cesse les hurlements et murmura : « Le bébé est mort. Son cœur a cessé de battre. »
Une Interruption Médicale de Grossesse fut pratiquée une heure plus tard. Je suis sortie de l’hôpital 4 jours après. Comment faire pour sortir de ce cauchemar ? La petite chambre est restée
fermée. A clef.
Cette chambre…
Personne n’a le droit d’y pénétrer.
Personne ne peut toucher aux vêtements.
Personne ne peut me parler de Tiarko.
Personne ne peut m’empêcher d’aimer ce bébé.
Personne ne peut m’empêcher de parler, de penser à Tiarko.
La douleur est physique. La mort d’un bébé est physique. Je souffre en silence. Je suis imbibé de cette douleur d’avoir perdu ce petit être que je voulais aimer de tout mon cœur. Seulement aimer.
La douleur est toujours là mais supportable. Cette douleur, je la cache aux yeux de tous. Elle devient tout doucement invisible parce que personne ne veut d’elle. Personne ne veut la voir, la
sentir. Cette douleur intimide, elle fait peur. Alors je la cache. J’affiche ce sourire. Il est faux. Mais il est là, rassurant toutes ces personnes, tous ces peureux.
Le temps s’écoule, imperturbable. Les jours, les semaines passent et rien ne semble changer. J’ai recommencé à travailler. Les enfants, leurs problèmes, leurs sourires, leurs éclats de rire
joyeux ou leurs moues grognons m’aident à aller de l’avant. Je recommence tout doucement à revivre. Les amis sont là. Leurs enfants, que je ne pouvais plus voir sans hurler de douleur, m’ont
aidé, à leurs manières. Tous ces enfants ont fait que je suis de nouveau la personne gaie qu’ils connaissaient tous. Le temps a fait son travail. Il a fait du bon travail. C’est un expert. Le
pauvre...il a eu du travail avec moi. »
J'avais l’impression de retrouver cette douleur qui avait été sienne pendant si longtemps. La jeune femme s’était recroquevillé et pleurait son petit garçon mort. Un petit bébé de 20 semaines
était mort. Elle avait cette impression d’être seule dans cette douleur. Pourquoi personne ne comprenait que c’était un bébé. Cet enfant n’était plus un ensemble de cellules mais un bébé encore
très fragile. Alessa avait été, pour la première fois, maman.
Alessa pleura un long moment. Quand elle fut un peu calmée, Alessa vit l’enveloppe et se persuada qu’elle devait continuer son voyage au travers de son passé pour pouvoir ouvrir et lire le
contenu de ce rectangle blanc. Elle s’essuya les yeux rapidement tout en pensant : « Au bout de combien de temps ai-je recommencé ? » Là, les souvenirs revinrent sans
aucunes difficultés malheureusement.
« 18 mois après le décès de Tiarko, je suis retournée voir le médecin. J’étais prête à réessayer. Nous avons parlé pendant une heure et après un bilan sur ma santé… mentale nous avons établi
un protocole.
J’aimais assez bien le fait de dire : nous. Je fais partie de l’équipe en quelque sorte. Je ne suis pas qu’un corps qui fonctionne mal, voir pas du tout. Je suis Alessa et je veux trouver la
solution. Avec une équipe gagnante. Des professionnels de l’infertilité et moi, la principale intéressée ! Je voulais comprendre, savoir pourquoi, comment, le taux de réussite dans mon cas,
les échecs, leur cause. Quelles ont été mes causes ? Mais voilà, deux mois plus tard, je me suis retrouvée enceinte. La peur était revenue me hanter. Oublier les chiffres, les
seringues et tout le reste. La peur était là, présente, menaçante. Elle envahissait ma maison, les murs, les meubles, la tapisserie, les vêtements. Je me sentais menacée. Mais la menace, je la
connais, j’ai grandi avec elle. Je savais comment me libérer d’elle, comment la gérer.
Les semaines, Les mois passèrent. Surtout, ne pas penser à ce bébé. Surtout, ne pas penser à Tiarko. 17 semaines. Une échographie...ne pas y penser. Que l’on me dise que mon ventre, mon utérus
fonctionne. Il doit remplir ses obligations. Sinon… C’était tout ce que je désirais.
La salle d’attente...une sale impression. C’était tellement désagréable…je n’arrive toujours pas à la définir. Ce n’est pas physique. Ce n’est pas mon ventre, c’est moi. Je n’arrivais pas à dire
le bébé, mon bébé. Le médecin s’occupait du ventre et moi je m’occupais de ma peur.
C’est étrange comme sensation, dissocié ce ventre de moi, de mon corps. Étrange, oui, mais je perçois cela comme vital. En même temps… je dissocie le fœtus de ce corps qui peut ou ne peut pas
fonctionner. Là, tout à coup, je pense à deux verbes : vouloir pouvoir, pouvoir vouloir.
22 semaines. Le comptage des semaines. Je l’écris sur le tableau noir de ma cuisine. 22 : c’est un beau chiffre. C’est à ce moment-là que j’ai demandé à la femme de ménage de vider les armoires
de la petite chambre. « Vous m’enlevez tout ce qui est en tissus, vous les mettez dans ce carton que je ne veux pas voir. »
« Bien Alessa. Que dois-je faire du carton ? »
« Vous y inscrivez les lettres T. I. A. R. K. O. et vous le mettez dans le grenier, merci »
J’ai interdit à mon amie de venir chez moi sans prévenir.
22 semaines.
Le médecin me surveille de près. Il a peur lui aussi. Le ventre le préoccupe. Toutes les semaines, il veut entendre le cœur du ventre. Il bouge, le ventre.
23 semaines.
Le ventre doit rester tranquille, encore 3 semaines. Ce ne sera pas parfait mais se serait un bon début, mais j’ai peur. Tellement peur. Avant que je ne devienne irréfléchie, je me décide à dire
au médecin ce que je pense depuis toujours :
« je ne veux pas d’acharnement » après un long silence, il me répond qu’il est d’accord avec ça.
Je me fous de son accord ! « Ça, se n’est pas mon problème mais le votre. Tout ce que je veux c’est qu’on ne le torture pas, jamais ! » Il me regarde silencieusement puis il essaye
: « qui ne doit-on pas torturé ? »
« Vous le savez ! » ma voix tremblait.
« Dites le moi, maintenant vous le pouvez. » ce médecin a une voix douce. Je ne l’avais jamais remarquée.
« Je ne veux pas qu’on torture…mon…bébé… » Je suis partie en courant.
Dans ma cuisine, je regarde ce chiffre : 23. Je n’aime pas ce chiffre. Dans quelques jours, je pourrais écrire 24, c’est mieux. Dans 3 jours. Je viens de me rendre compte que je n’aime pas le
3.
Voilà : 24. Les 3 jours sont passés. J’ai pu inscrire le 24.
24 semaines
J’ai mal au dos. Mais cela ne m’inquiète pas car j’ai un peu présumé de mes forces. J’ai repeints la petite chambre et j’ai acheté toutes ces petites choses fort utiles à un bébé. Voilà ! Je peux
à nouveau rentrer dans cette pièce sans être malade. Les heures passent. La menace était partie et elle est de retour. Je la combattrais encore. J’ai l’habitude. J’ai grandi avec elle. Je la
connais et elle ne me fait plus peur.
Une douleur qui ne me quitte plus. La douleur est étendue, il y a des pics dans cette douleur. Et si le bébé souffrait de ce mal de dos ? Je vais à l’hôpital. Et vite !!!
Je me rends compte que cette douleur n’est pas un simple mal de dos. Je panique. Je crie « Non ! Non ! Non ! Pas de contractions ! » Je hurle. On m’ordonne d’écarter les jambes.
Je lui réponds d’aller se faire voir. Hors de question d’aider ce ventre à tuer le bébé. « Je dois voir de combien le col est ouvert » me crie l’infirmière de garde.
« Seulement regarder ! Vous ne touchez pas mon bébé ! »
Elle regarde et crie à ses collègues « Venez ! Vite, elle accouche ! » Je hurle « C’est pas possible ! Non ! C’est trop tôt ! Je refuse ! » Je me débats. Je refuse tout
contact physique avec elle. Cette femme est devenue la menace. Je ne réfléchis plus. J’agis pour mon bébé. Je me bats pour lui, pour sa vie. Le ventre a un complice. La femme est devenue la
complice de la menace. Elle a des aides. Je me bats, je frappe et m’épuise. Je perds tout contrôle.
Des heures plus tard, je ne sais pas combien de temps est passé mais je suis fatiguée, épuisée par cette lutte avec cette femme, ce ventre. Cette partie de mon corps, ce ventre ! Il est à nouveau
vide.
Le médecin est là. Il parle, il n’arrête pas de parler. Je ne comprends plus. C’est un garçon. Il vit, il respire. Une infirmière rentre dans la chambre. Elle regarde le médecin qui lui fait un
signe. Elle s’approche de moi et dépose une boule de draps dans mes bras. Je n’entends rien de ce qui se dit. On me parle mais je n’entends rien. Je baisse les yeux sur ce paquet de linge. Mais
alors…j’ai réussi ?! J’ai gagné ! Mon bébé est là. Je regarde le médecin et j’entends : « il n’y a plus rien à faire. Si vous voulez l’accompagner jusqu’au bout… » Je comprends que la
menace a gagné. Oui, elle a gagné de la plus sordide des manières. La plus abject.
Il est minuscule. Il est si petit. Comment pourrait-il se battre ! Je vois ce petit bébé qui ressemble à une petite crevette. Je suis maman. La plus terrible des mamans. C’est moi la responsable
de tout ça. Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? Comment ai-je pu être si cruelle !
Ce petit être se bat pour respirer. Cela fait mal…très mal. J’ai connu cette douleur et j’étais adulte… ce petit garçon lutte pour respirer…je vois son tout petit torse se soulever. Cette peau
fine presque transparente et si fragile….j’ai peur de le caressé et de lui faire mal. Mon cœur hurle de douleur. Mon estomac se tord dans la douleur. Le rythme de sa respiration s’affaiblit. Il
s’agite un peu. Je murmure à mon petit ange : « je suis là. Ne t’inquiète pas. Tu peux partir. Je suis désolée mon amour. Pardonne-moi. Je ne pourrais jamais me pardonner ce que je t‘ai
fait mon petit ange. Sois fort pour nous deux. Pars tranquillement, sans penser à moi. Je t‘aime mon bébé. » Le petit cœur de mon bébé a cessé de battre. Des larmes coulent sur les joues. Son
agonie a durée plus de 6 heures. Théo ne souffre plus. Est-ce mon agonie qui commence ? Mon cœur, mes tripes m’ont été arrachées. Je voudrais que l’on me dise qu’il n’a pas souffert. C’est
impossible. Je sais qu’il a souffert. Mon bébé…
Je suis sortie de cet hôpital 10 jours après la mort de mon second fils.
Mon médecin ne voulait pas que je recommence à travailler et m’a mise en maladie avec pour prescription de légers somnifères et des sorties autorisées.
Tu parles de sorties ! Je n’ai envie que de dormir. Je veux être seule avec ma douleur. J’ai mis des gens à la porte. Je les trouvais trop envahissants. Trop bête dans leurs bêtises. C’était
invivable. Je ne pouvais plus entendre ce débit d’ânerie.
- « Tu sais, les enfants ce sont des problèmes, c’est mieux comme ça, t’es libre de bouger »
- « Il faut oublier, ce n’était pas un bébé. » C’était quoi ? Un chien ?
- « Oublie. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer »
Ouf ! Je peux dormir, enfin ! Je regarde la boite de somnifère. Je prends un cachet mais rien à faire, je ne dors pas. C’est fait pour ça, non?! J’en reprends un autre, puis encore un, et encore
un. Je ne dors toujours pas et je veux dormir ! La colère m’envahit. Je n’en peux plus. Il faut que je dorme. Oublier pendant quelques heures la douleur. Partout dans ce corps. La douleur m’a
envahie et je hurle. Le hurlement n’est pas humain. Il est animal. Je suis devenue une louve hurlante de douleur. Je n’en peux plus. Elle m’enveloppe. Elle m’étouffe. La menace, la colère et la
douleur ne me quitte plus. Il faut dormir. Juste un répit. Je ne veux qu’un souffle. Dormir est la solution, l’unique. La parenthèse.
Une petite fille assise sur les ruines d’un petit mur. Elle tenait dans ses bras un petit enfant emmailloté dans une couverture à l’apparence sale. À leurs côté,
une autre enfant. Plus jeune encore que la première fillette. Les enfants avaient trois choses en commun ; un manque manifeste d’hygiène, de beaux yeux en amande d’un vert profond et un mélange
de tristesse, de désespoir et de résignation sur leurs visages.
Des gens passaient devant ce groupe d’enfants sans y prêter attention. Des femmes, des hommes, des enfants passaient sans un regard pour ces trois jeunes enfants. Les petites filles regardaient
le sol qui se recouvrait doucement de neige. Cela faisait des heures qu’elles étaient là. On pouvait voir, parfois, la plus âgée sortir de son manteau un morceau de pain ou un biberon. Mais
personne ne s’arrêtait pour parler aux enfants. Pas une seule personne n’avait jeter un regard sur ce petit groupe…qui aurait dû interpellé la conscience des hommes. Des femmes, des hommes
pressés de rentrer dans leurs confort et retrouver leurs famille. Peut-être des enfants du même âge que ces deux petites filles. Peut-être qu’il y avait un petit bébé qui les attendait. Mais ces
gens étaient trop pressés pour embrasser leurs enfants pour s’attarder sur ces petits.
La rue commerçante était pleine de rire, d’éclat de voix. La gaieté avait fait place à la morosité de l’hivers pour faire place à la neige aux chansons de noël. Des petits chalets avaient
prit place. Les derniers préparatifs prenaient toutes les conversations, les pensées. Il n’y avait plus de place pour le chagrin, le stress, la mauvaise humeur. Il n’y avait plus de place pour
trois enfants tristes et, peut-être apeurés. Ils étaient là mais personnes ne les voyaient. Personne ne voulait voir des enfants sans étincelles dans les yeux. Sauf peut-être, elle.
Une jeune femme avec de grands yeux noirs. Les cheveux de la même couleur, un noir d’ébène. On pouvaient les devinés longs et soyeux sous le béret rouge. La jeune femme était enveloppé dans un
manteaux d’un rouge flamboyant. Sa démarche était rapide,sûre. Elle sourit en voyant l’homme qui l’attendait mais elle perdit son sourire en voyant les petites filles et, ce qu’elle prit
pour une poupée, le bébé. Elle fut rapidement rejointe par son époux. Un homme grand au traits fins. Elle entendit son rire et le regarda étonnée.
- Henry…cela fait combien de temps que tu es ici ?
- Mais…je ne sais pas. Un bon quart d’heure je pense, pourquoi ? Henry était désarçonné par la question de son épouse.
- Et tu es resté ici tout ce temps ? Elle devenait insistante.
- Mais oui ! Ou voudrais tu que je sois ! C’est ici que nous avions rendez-vous…non ? Je me suis trompé ?
- Non. Ce qui m’étonne c’est justement cela. Tu es ici depuis un bon moment et tu n’as pas bougé ! Le ton de la jeune femme devenait cassant.
- Bon que se passe-t-il ? Ai-je oublié quelque chose ? Parce que je ne comprends pas ! Henry commençait à s’énerver.
- Regarde. Fit Séréna sans plus attendre elle se dirigea vers les deux petites filles et elle découvrit ave stupéfaction que, ce qu’elle avait prit pour une poupée, était un tout petit bébé. Le
nourrisson ne devait pas avoir plus de trois mois.
- Bon sang ! Je n’ai rien vu alors que j’étais à moins de deux mètres d’elles ! Ils échangèrent un regard étonné, triste. Est-ce Noël ? Les fêtes aveuglent-elles à ce point les gens ? Nous
voulons tous être heureux pendant cette période mais à quel prix ?
Les trois petites filles se retrouvèrent dans une salle de bain lavées. Elles sentaient bon la rose. Les enfants étaient emmitouflées dans des draps de bain au senteurs apaisantes.
La petite fille aux yeux verts ne connaissait pas la suite. Elles avaient manger, prit un bain. Cette femme aux mains tendres et douces souriait. L’homme parlait mais les enfants cloués par la
fatigue ne semblaient pas l’écouter. L’aînée des petites filles pleura en silence, soulagée d’être à l’abri du froid. Soulagée d’avoir vu ses deux petites sœurs manger. Soulagée d’être au chaud
et non dans cette rue pleine d’indifférence. On les avait vue et on leur avait porté secours. Que se passera-t-il demain ? La petite fille aux yeux verts ne savait pas mais ce qu’elle pouvait
faire était de protéger ses deux petites sœurs de tout. Elle savait aussi qu’elle devait se méfier des adultes. Des grandes personnes aux mains si tendres, si douces…elle savait qu’il fallait se
méfier même si elle ne savait pas pourquoi.
Couchées dans un lit moelleux plein de douceur et de parfums apaisant, les enfants s’endormirent.
Séréna avait déjà appelé les services sociaux. L’avenir de ces enfants était encore vague. « il y a trois heures, elles étaient dans le froid, affamées. Maintenant elles sont en sécurité.
Hier est dans l’ignorance et demain est lui aussi dans l’ignorance mais maintenant c’est la protection. Nous protégeons ces enfants inconnus »
Je suis toujours à la recherche de changements
des envies me prennent et tout change
Je suis faite ainsi, je ne changerai plus
Cela me plait de chercher le petit quelque chose
un petit détail qui va me plaire
une couleur que j'aime
et voici le changement qui s'opère....
Ne vous attachez pas à mes couleurs,
mes thèmes, mes photos, mes choix.
Il n'y a qu'une constance dans ce choix
La plume qui virevolte sur une feuille,
sur le clavier, sur les touches...
La plume de Cycé, ma plume prend ce qu'elle veut
quand elle veut, où qu'elle soit.
Elle est devenue ma meilleure amie
Chut...mes amis, chut...elle sait
que vous êtes là.
Vous la lisez, vous me lisez...
Quel bonheur !
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
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Ecouter n'est pas aussi évident qu'il y paraît.
Nous pouvons être si vite tenter de répondre,
de trouver des solutions, de conseiller, de
terminer les phrases de l'autre, de
l'interrompre, voire de le juger....
On peut entendre vaguement,
entendre les mots mais pas le sens.
Entendons-nous toujours le coeur
de celui qui nous parle ?
Isabelle Filliozat.