Une si ancienne rue avec son pont habité hier et aujourd'hui....
Une porte ancienne modernisée
Des fenêtres tout aussi anciennes....pas très...carrées...mais...j'aime ces souvenirs d'avant....
Une si ancienne rue avec son pont habité hier et aujourd'hui....
Une porte ancienne modernisée
Des fenêtres tout aussi anciennes....pas très...carrées...mais...j'aime ces souvenirs d'avant....
Paisible, l’enfant regardait par la fenêtre. Il observait les flocons qui tombaient dans la nuit. Le ciel était clair. Les étoiles visibles. L’ombre du chêne se dessinait sur la neige qui recouvrait le jardin. Le petit garçon regardait la nuit. Sa magie le submergeait d’émotion. Le spectacle que lui offrait la nuit était incomparable, d’après lui. Le silence de la nuit l’aidait dans la réflexion, l’apaisait. Il aimait tant se réfugier sur le rebord de la fenêtre. Le garçonnet s’y pelotonnait dès qu’il avait du temps libre.
Il n’aimait pas le sport. Il n’aimait pas l’école. Il n’aimait pas les autres enfants. Mais ce qu’il aimait pardessus tout, c’était elle, la nuit. Dans la quiétude de sa chambre, il allumait une bougie et lisait un livre choisit très soigneusement. Un bon livre ne pouvait parler que du monde de la nuit, de sa magie. Il ne pouvait comprendre que l’on puisse écrire sur un autre sujet. La nuit. Quel que soit l’humeur de son amie, elle était toujours magnifique, magique.
Il l’avait découvert un jour d’été ou il était revenu à la maison avec une jambe dans le plâtre. Alors qu’il dormait depuis quelques heures, sa jambe avait été tellement douloureuse qu’il s’était réveillé. Le petit serrait les dents pour ne pas hurler sa douleur et ainsi réveiller ses parents et sa petite sœur. Il ne savait pas pourquoi, mais il décida de se lever. Ne sachant pas où aller, le garçon fit les 100 pas dans sa chambre. Son regard fut attiré par une douce lumière traversant la fenêtre. En gémissant, l’enfant s’assit sur le rebord de la fenêtre. Il se frotta la cuisse. La douleur était telle qu’elle lui arracha une larme. Il serra les dents encore plus fort pour ne pas pleurer. L’enfant regarda par la fenêtre. La beauté qui s’offrait à lui, lui coupa le souffle. Les reflets de la pleine lune jouant avec les arbres. Les étoiles lui faisaient de petits clins d’œil. La clarté de la nuit était si belle qu’il en oublia la douleur. La magie de la nuit avait eu un impact important sur l’enfant.
« Il est l’heure d’aller au lit mon chéri » L’enfant sursauta. Il n’avait pas entendu sa maman rentrer dans la chambre. « Tu sais sur quoi tu vas faire ta rédaction ? » l’enfant avait 2 jours pour faire une rédaction pour dire ce qu’il voudrait faire comme métier mais il devait aussi expliquer en quoi consiste le métier choisit. « Oui maman. Mais je ne sais pas si ce métier existe…je veux protéger la lune, les étoiles et tous les effets positifs sur la terre. Je crois que la pollution abime la lune…je crois que…à force de vouloir y aller, les hommes vont abimer sa magie…ça existe maman ? » Il la regardait avec tant d’inquiétude que cela fit sourire la maman. « Je crois que…je ne sais pas mais…si tu apprends à protéger la terre et tous ce qui la compose…cela aurait des retombées positives sur…là-haut, non ?! Etudier la lune, les astres…c’est un métier aussi. » Le garçonnet se mit au lit. « Je ne veux pas étudier la magie.je ne veux pas découvrir les explications scientifique sur ce que j’aime. Mais ta première idée me plait. Étudier la terre, notre planète toute entière, pour pouvoir protéger la lune et les étoiles me plait mais…chut maman, ce sera notre secret. » Elle lui offrit un sourire complice, le borda et l’embrassa avant de quitter la chambre où son fils venait de s’endormir. En rejoignant son époux, elle lui chuchota « Il est tellement génial notre fils. Il est formidable » L’homme prit son épouse dans ses bras. « Il te ressemble. »
Il faisait chaud dans la ville. Les habitants s’enfermaient dans leurs appartements, dans leurs bureaux. Malgré les ventilateurs, les boissons rafraîchissantes. Malgré les douches à répétition, les gens avaient chaud, trop chaud. Dans une rue escarpée, des ouvriers réparaient les conduites d’eau qui avaient été abimées par l’usure du temps. Les hommes travaillaient durement sous la chaleur. Quand une jeune femme de type brésilien traversa la rue pour éviter le chantier. Elle était élancée, féline. La jeune femme avait de longs cheveux noirs relevés sur la tête par queue haute, ce qui rehaussait ses pommettes saillantes. Elle était habillée d’une robe à fines bretelles serrée à la taille par une ceinture large rouge. Elle traversa la rue pour la seconde fois quand elle entendit un sifflement admiratif. Ce sifflement l’arrêta net. Elle était choquée que l’on puisse la siffler comme un chien. Le second sifflement la fit se retourner. Elle regarda les hommes qui l’admiraient en souriant et se félicitaient du bon coup. La jeune femme les observa un long moment et en voyant que ces hommes continuaient leurs petits jeux, elle marcha lentement vers eux. Les gars s’arrêtèrent et en voyant la jeune femme s’avancer, ils descendirent de l’échafaud. La jeune femme s’arrêta à quelques mètres d’eux, de leurs sourires bêtas. « Alors ma belle, que fais-tu ici ? » Elle regarda l’homme qui l’avait apostrophé aussi vulgairement. Un autre se mit à rire « Ben alors…tu t’es perdue ? »
- Vous voulez réellement savoir pourquoi je suis revenue sur mes pas ? Demanda-t-elle froidement. « Mouais…pourquoi pas mais si tu veux autre chose, faut le dire » Des éclats de rire montèrent.
- Cela tombe bien que vous me dites cela ! Oui, j’aimerais que vous m’expliquiez pourquoi tant de vulgarité…pourquoi me tutoyez-vous ? Moi, je ne comprends pas pourquoi vous faites semblant d’être idiots, bêtes, méchants, sans savoir vivre. Pourquoi réagissez-vous comme des animaux en rut ? Elle regarda les mains de ces mêmes hommes. Vous êtes des hommes mariés…certainement heureux de l’être. Vous êtes peut-être des maris avenants à l’intérieur de vos murs. Pourquoi vous montrer aussi ignobles…aussi vulgaires ? Si vos femmes passaient par-là, que penseraient-elles ? Que diraient-elles de leurs maris ? Que diriez-vous si vos femmes vivaient ce que je viens de vivre ? Si vos femmes se feraient siffler comme nous sifflons un chien pour qu’il obéisse. Pourquoi me traitez-vous comme un vulgaire paquet de chaire ? Pourquoi n’ai-je pas eu droit à ce minimum de respect ? Pourquoi ?
- Tu te prends trop la tête ma belle…c’était un compliment…c’est tout.
- Ah ! Et vous ne savez pas aligner trois mots, c’est pour cela que vous siffler ? Et pourquoi me tutoyez-vous ? Le vouvoiement est la base de la politesse, il me semble…
- Tu…l’homme s’interrompit.
- Oui ? Insista la jeune femme. Ils furent interrompus par l’arrivée d’un jeune homme à la carrure imposante. Un homme élégant et d’une beauté étincelante.
- Tout va bien Athéna ? Demanda-t-il inquiet en regardant les ouvriers.
- Tout va bien, mon amour. Je suis juste en train de demander à ces hommes si la politesse était si difficile que ça en France. La réponse est…oui c’est trop dur, trop difficile pour des êtres travaillant durement. Le soleil doit taper durement car ils ne savent même plus le b.a.ba de la politesse. Le vouvoiement est une chose inconnue et le bonjour l’est encore plus ! Le plus dur pour moi est de penser que ces hommes ont des femmes. Tu te rends compte ? Ces gens ont des épouses et pire ! Ils ont peut-être des enfants ! Mon Dieu ! Les pauvres. Cela me fait de la peine.
Le jeune homme regarda son amie. Il l’a pris par la taille et l’entraina plus loin.
- Pourquoi prends-tu les choses autant à cœur Athéna ?
- Mais ! Nous parlons de vulgarité ici ! Est-ce des valeurs à transmettre à des enfants ?
- Mais ce sont leurs enfants ! Tu t’en fiche. Tu ne les connais pas.
- Justement ! Je ne les connais pas et ces enfants ont le droit à une éducation…
- Arrêtes ! Tu m’entends, arrêtes. Pourquoi t’empoisonner les neurones ?! Hm ?
- Oui je sais ! Je vais m’en rendre malade si je continue mais…
- Pas de mais ! Arrête !
- Je m’offusque toujours des mêmes choses. Je me fais siffler dans la rue et j’en fais une histoire. Je sais ! Ou je deviens militante féministe ou j’arrête mais…n’y a-t-il pas de juste milieu ?
- Pas avec toi ! Ce n’est pas possible….malheureusement.
- Du respect ? Est-ce trop demander ?
- Je ne sais pas….
Quand les vagues se jetèrent contre les rochers, les deux jeunes enfants se regardèrent en souriant. Ils se mirent à jouer dans l’insouciance de leur jeune âge. Ils jouaient avec les vagues. Ils sautaient, essayant d’éviter l’eau en riant. Leurs rires étaient encore plus forts quand l’eau les touchait. Ils se mirent à courir. Ils faisaient la course. Ils faisaient la roue sur le sable fin quand ils entendirent leurs prénoms. Les deux petits garçons se retournèrent et virent leurs tantes et leurs oncles arriver sur le sable chaud. Les adultes enlevèrent leurs chaussures. Ils étaient tous souriant et heureux. Les grands jouèrent avec les plus petits. D’autres enfants, plus jeunes, plus âgés rejoignirent la famille.
Ils avaient passés des moments forts ensembles. Mains dans la main, ils avaient été ensemble pour ces moments difficiles. Encore quelques heures et ils devraient repartir dans leurs vies respectives. La vie les avait séparés. Les larmes les avaient réunis. A nouveau tous ensemble pour profiter de l’insouciance des jeux, insouciance de l’enfance. C’est si bon de rire. Il ne faut pas oublier le rire. Elle, elle n’aurait pas apprécié que cela se fasse d’une façon. Elle, elle aurait aimé ces rires. Elle, elle aurait aimé cette insouciance. Elle, elle aurait aimé ces petits moments de douceur. Elle.
Des années d’amitié, de rêves, de chahut. L’adolescence pleine de rêverie, pleine d’espérance, était partie pour faire place à l’âge de raison, l’âge mûr, l’âge des choix, l’âge de concrétisation. Et en douceur, sens se faire remarquer, elle, elle a plié bagages et sens dire au revoir, elle, elle est partie. Sur la pointe des pieds elle, elle s’en est allé sans laisser d’adresse. Elle, l’âme de l’adolescence. Il semblerait qu’elle revienne nous hanter vers 40 ans…mais il semblerait que cela exaspère le monde qui l’entoure…ha bon…ha oui…mince alors…
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Un mélange de paix, de curiosité sucrée pour lire la suite.
La surprise vous a enrober en découvrant cette nouvelle page.
Un rebondissement, une nouvelle interrogation ? Joie ? Peine ?
Peu importe. le chapitre n'est pas clos. La surprise est totale.
Ce n'était pas terminé. Les questions vous submergent.
Oubliée, cette histoire ! Oublié, ce chapitre ! Oublié, ce livre !
Vous vous interrogez sur l'auteur. Qui est-il ? Pourquoi prolonger ce chapitre ?
Quel est le message ? Pourquoi ne pas fermer ce chapitre ?
Vous ne marquez aucun désaccord mais les questions sont là.
Étonnant de s'intéresser ainsi à l'auteur et non à son écrit.
Pour comprendre, il suffirait de continuer la lecture.
Pourquoi s'arrêter ? Il suffirait, peut-être, de continuer
Il suffirait de reprendre ce livre pour comprendre.
Pourquoi se désintéresser de l'oeuvre. Elle est là ?
Pourquoi s'interesser à l'auteur. Il n'est pas là.
Il ou elle n'est pas présente aux cotés du lecteur.
Il ne peut répondre ou discuter avec vous
Pourquoi se désintéresser de l'oeuvre ?
Pourquoi ne pas lire la fin de ce chapitre ?
Pourquoi ne pas lire ce livre, tout simplement ?
Pourquoi ne pas, tout simplement, tourner la page !
Je suis toujours à la recherche de changements
des envies me prennent et tout change
Je suis faite ainsi, je ne changerai plus
Cela me plait de chercher le petit quelque chose
un petit détail qui va me plaire
une couleur que j'aime
et voici le changement qui s'opère....
Ne vous attachez pas à mes couleurs,
mes thèmes, mes photos, mes choix.
Il n'y a qu'une constance dans ce choix
La plume qui virevolte sur une feuille,
sur le clavier, sur les touches...
La plume de Cycé, ma plume prend ce qu'elle veut
quand elle veut, où qu'elle soit.
Elle est devenue ma meilleure amie
Chut...mes amis, chut...elle sait
que vous êtes là.
Vous la lisez, vous me lisez...
Quel bonheur !
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Ecouter n'est pas aussi évident qu'il y paraît.
Nous pouvons être si vite tenter de répondre,
de trouver des solutions, de conseiller, de
terminer les phrases de l'autre, de
l'interrompre, voire de le juger....
On peut entendre vaguement,
entendre les mots mais pas le sens.
Entendons-nous toujours le coeur
de celui qui nous parle ?
Isabelle Filliozat.